Les petites mamies

Messieurs, vous l’aurez remarqué, dans la salsa, il n’y a pas que des demoiselles de 25 ans. Il y’a également des dames un peu plus âgées mais tout aussi sympa. Alors vous pouvez faire les gentlemen en disant « Oui je sais, j’en connais beaucoup, je les adore, on dirait une tata à moi sauf qu’elle danse » … c’est bon, faut pas me la faire, je sais très bien que vous ne les invitez jamais.

Et pourtant, ces petites mamies sont excellentes :

  • Elles ne refusent jamais d’invitations
  • Elles sont tolérantes quand vous faites des fautes
  • Et sont plus souvent sur les temps que les autres femmes plus jeunes

Après faut pas se leurrer, certaines ont un peu de mal à suivre une cadence un peu rapide ou bien à se déhancher sur une bachata … Mais elles restent néanmoins un excellent entrainement au guidage.

Car parmi les plus gros défauts qu’un salsero peut avoir, « ne pas savoir guider correctement » est le pire. Alors c’est quoi « guider correctement » ? Cela ne veut pas dire réussir à placer des figures de fou sur un tempo de malade (loin de là).

Guider correctement, c’est savoir faire comprendre à sa partenaire où est-ce qu’elle doit aller, quand est-ce qu’elle doit y aller et quand arriver.

Docteur Enchufla, Septembre 2011.

Alors cela peut se traduire par des petites poussées à un moment précis, un petit blocage avant même que la danseuse y pense … Bref, un lot de petites attentions qui font comprendre que le danseur sait comment pense la danseuse.

Le lien avec les petites mamies ? C’est lié « aux petites jeunes qui croient tout savoir » car si le pire défaut pour un jeune homme est de mal guider, ben le pire défaut pour les nanas est d’anticiper. Il y a beaucoup de nanas comme ça, genre t’as lâché la main une seconde et PAf ! Elle te fait 3 tours gratuitement. Bon d’accord, c’est joli mais ce n’était surtout pas prévu. Du coup, le danseur est un peu troublé.

Les petites mamies ne cherchent pas à faire du spectacle comme ça. Elles sont là parce qu’elles aiment danser. Du coup, pas de faux chichi.
Mieux encore : certaines mamies peuvent être un peu raide, du coup, il faut faire un petit effort de guidage. C’est parfait car cela apprend à s’adapter à sa danseuse. Si la nana a besoin qu’on la pousse légèrement plus pour la faire avancer, on le fera.

Autre chose concernant les petites mamies, certaines sont un peu moins rapide pour tourner, du coup, il faut savoir compenser. Soit on lui fait faire qu’un tour, soit on en fait deux comme prévu mais le deuxième sera un peu plus guidé (en gros, on poussera un peu plus fort).

A lire cette article, on pourrait croire que la solution avec les mamies est juste de « pousser fort » mais ce n’est pas ça. Une mamie, c’est fragile. Ce n’est donc pas du tout une question force. Ça serait plutôt une histoire d’appel … Et ça, c’est un exercice parfait pour améliorer son guidage.

Vous l’aurez compris, si une mamie c’est cool, c’est surtout dû à son manque de patate (j’espère ne choquer aucune personne ni ma propre mamie avec cette phrase). Du coup, il faut être un peu plus déterminé dans nos gestes pour compenser. Et cela n’est pas réellement possible avec les gamines de 25 ans qui vont nous répondre « Mais aïe ! Qu’est ce que tu peux être brute ! »

Conclusion donc, si vous souhaitez devenir un bon danseur et donc améliorer votre guidage, pensez aux petites mamies 🙂

Bande de gourdasses